Pratiques sportives chez les jeunes : l’INJEP met en lumière un tournant critique à l’adolescence
13 Avr 2026
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L’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire vient de publier une nouvelle analyse sur les pratiques sportives des jeunes de 14 à 18 ans.
Entre 14 et 18 ans, un jeune sur quatre abandonne la pratique régulière du sport
Des inégalités sociales et de genre persistantes
L’étude met en évidence des écarts marqués selon les profils :
Le genre : les filles décrochent davantage que les garçons, notamment à l’entrée dans l’adolescence, sous l’effet de normes sociales et d’un moindre accès à certaines pratiques.
Le milieu social : la pratique sportive reste fortement liée aux ressources familiales et au rapport des parents au sport.
Les conditions matérielles : coût des activités, accessibilité des équipements ou encore contraintes de temps constituent des freins importants.
Des freins multiples au maintien de la pratique
Contrairement à une idée reçue, le décrochage ne s’explique pas par un désintérêt massif pour le sport. Au contraire, beaucoup de jeunes apprécient l’activité physique mais se heurtent à plusieurs obstacles :
Pression de performance dans les clubs,
Manque d’offres adaptées ou inclusives,
Contraintes financières,
Évolution des priorités (études, sociabilité, écrans).
Ces freins interrogent directement les conditions d’accès et de maintien dans les pratiques sportives, notamment pour les publics les plus éloignés.
Le Cnajep permet aux mouvements de Jeunesse et d’associations d’Éducation Populaire de se rencontrer pour créer un espace de dialogue, de concertation et de représentation auprès des pouvoirs publics sur les questions concernant la Jeunesse et l’Éducation Populaire.