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Cette étude met en lumière les dynamiques d’opposition à l’éducation complète à la sexualité (ECS) et leurs effets sur les politiques publiques et les systèmes éducatifs à l’échelle européenne, dans six pays européens (Allemagne, Espagne, France, Hongrie, Italie, Suède).
En France, l’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle est inscrite dans la loi depuis 2001, avec l’obligation de proposer au moins trois séances annuelles dans les établissements scolaires. Pourtant, le rapport souligne que cette obligation reste très inégalement appliquée selon les territoires et les établissements.
Cette situation ouvre un espace de débat public où se confrontent plusieurs visions de l’éducation à la sexualité : entre un objectif de prévention, d’égalité et d’émancipation des jeunes, et des discours qui dénoncent une prétendue « idéologie du genre » dans les contenus éducatifs.
Le rapport observe en France une structuration progressive d’acteurs opposés à l’éducation complète à la sexualité, souvent issus de réseaux conservateurs ou proches des mobilisations anti-genre apparues dans les années 2010. Leurs stratégies reposent notamment sur :
Dans ce contexte, les associations jouent un rôle important. Elles sont souvent partenaires des établissements scolaires ou des collectivités pour mener des actions d’éducation à la vie affective et sexuelle, notamment auprès des jeunes publics.
Le rapport souligne que ces acteurs associatifs contribuent à :
Le rapport formule plusieurs recommandations à destination des institutions européennes, afin de renforcer et protéger l’éducation complète à la sexualité (ECS) face aux oppositions politiques et idéologiques identifiées dans l’étude.
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