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Le "68" des mouvements de jeunesse et d'éducation populaire. De l’occupation du FIAP à la création du CNAJEP

 

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Archives 2010

Article de Françoise Tétard  publié dans Education populaire : le tournant des années 70 (Geneviève Poujol dir.), Paris, L’Harmattan-Débats Jeunesses, 2000, pp. 27-58.

Depuis la deuxième guerre, les mouvements de jeunesse et d'éducation populaire entretiennent des rapports ténus avec l'Etat et, réciproquement, l'Etat s'appuie sur eux pour mener des politiques éducatives. Cette relation entre des associations 1901 de statut privé et l'Etat, et plus particulièrement la Jeunesse et les Sports, fut souvent mouvementée, parfois passionnelle. L'un a besoin de l'autre, parfois même l'un devient dépendant de l'autre... Du côté de l'Etat, cela pourrait se qualifier par cette position : "avoir besoin des mouvements pour mener des politiques qui ne soient pas directes, sous peine d'être accusé d'embrigadement de la jeunesse". Du côté des mouvements, cela pourrait se résumer par cet aphorisme : "combattre l'Etat et le vénérer". Le secteur de la Jeunesse et de l'Education Populaire est un donc secteur mixte, semi-public, semi-privé. L'Etat y intervient au titre des subventions qu'il donne, des agréments qu'il accorde, ou des délégations qu'il confie. Pendant les "évènements de 1968", comment cette relation duelle s'est-elle jouée ? C'est la question à laquelle nous voudrions essayer de répondre.

Cnajep